Les entreprises bénéficient de différents mécanismes de soutien leur permettant de financer, en partie, la protection de leurs droits de propriété industrielle (Crédit Impôt Recherche, Crédit Impôt Innovation, Bourse French Tech, Aide Prestation Technologique Réseau, …).
Sont ainsi éligibles au crédit impôt recherche (CIR) les dépenses liées aux brevets et certificats d’obtention végétale (COV), que ces inventions soient ou non issues d’opérations de recherche.
Le crédit d’impôt recherche est égal à 30 % des dépenses éligibles jusqu’à 100 millions d’euros et, au-delà de ce plafond, 5 % de ces dépenses éligibles.
Seuls les « frais de prise, de maintenance et de défense » relatifs aux titres de propriété industrielle protégeant les inventions (brevets et certificats d'utilité, certificats d’obtention végétale) sont éligibles au CIR.
Pour la protection, peuvent être pris en compte :
Et, pour ce qui concerne la défense :
A contrario, n’entrent pas dans la base du CIR les dépenses supportées par l'entreprise consécutivement à une condamnation pour contrefaçon (dommages et intérêts, dépens, amendes, etc.), ni les primes d’assurance visant à couvrir du risque de leur propre comportement de contrefacteur.
Les rémunérations supplémentaires et justes prix payés aux inventeurs font également partie des dépenses éligibles.
Toutefois, à la différence des autres dépenses relatives aux brevets, ces sommes n’ouvrent droit au CIR que si elles sont versées aux salariés auteurs d’une invention résultant d’opérations de recherche.
Le crédit d’impôt est déduit de l’impôt (impôt sur les sociétés ou impôt sur le revenu) dû par l’entreprise pour l’exercice fiscal au cours duquel les dépenses ont été exposées.
Si l’entreprise est déficitaire, il pourra être imputé sur les trois années suivantes et, le cas échéant, remboursé à l’issue de ces trois exercices déficitaires.
Le CIR peut, dans certaines conditions, être remboursé immédiatement, ou mobilisé (donné en garantie) ou encore préfinancé par BPIFrance.
La presse se fait périodiquement l’écho d’une augmentation des contrôles relatifs au crédit impôt recherche, qui s’explique par l’augmentation du nombre de déclarants (doublement entre 2008 et 2012) et par le poids de ce dispositif fiscal dans le budget de l’Etat (5.8 milliards d’euros en 2014 contre 1.6 milliard en 2007).
Une attention particulière doit donc être portée aux justificatifs à produire afin de pouvoir justifier, en cas de contrôle, chacune des dépenses imputées (liste des brevets déposés, justifications des assurances et contentieux, factures, …).
Nous restons bien entendu à votre disposition pour vous conseiller et vous apporter toute information complémentaire à ce sujet.